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| Les Gastlosen |
''Il vaut mieux se perdre dans la passion que de perdre sa passion''
lundi 8 juin 2015
mercredi 27 mai 2015
A la découverte des truites Slovènes
C'est sur les
contreforts des Alpes Juliennes dans les environs de Tolmin et plus exactement
à Most na Soči que nous avions rendez-vous chez Branko Gasparin afin de passer
une longue semaine de pêche à la mouche. L'équipe de Fribourgeois était composée
de Denis, Georges, Krzysztof et moi-même et eu l'honneur de partager ce séjour
avec nos amis Français pêcheurs de la Sorgue. L'équipe au bel accent du sud était constituée
de Christian, Stéphane, Denis et de Yves.
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| Un beau pool sur la haute Idrijca |
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| Krzysztof et une belle marmorata en nymphe tchèque |
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| De droite à gauche Stéphane, Denis, Denis, Georges, Yves, Christian et moi |
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| Une belle arc en sèche sur le Trophy zone de l'Idrijca |
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| Une belle marmorata en sèche |
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| Magnifque Soca |
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| Un beau pool sur la haute Soca |
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| Un ombre de la Sava Bohinjka |
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| Un plécoptère de la Lepena |
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| Truite arc-en-ciel de la Lepena sur une Branko Killer |
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| La Lepena, petit affluent de la haute Soca |
Tout au long
de la semaine j'ai l'occasion de pêcher la haute Idrijca ainsi que la partie
supérieur avec son excellent parcours ''Trophy zone''. Attention, grosses
marmorata, arc-en-ciels et ombres à prendre en sèche durant le coup du soir! Nous
avons pêchés également la Sava Bohinjka, la haute Soca et son petit affluent la
Lepena. J'ai eu le plaisir de partager mes journées de pêche avec Krzysztof et
faire plus amplement sa connaissance. Il est lui aussi un vrai passionné qui
excelle à la nymphe tchèque et qui n'a jamais hésité à laisser tomber cette technique
qu'il affectionne pour la troquer contre sa Sage Circa, une mouche sèche et
pêcher avec succès les nombreux gobages durant les éclosions d'éphémères. Pour
lui aussi, la Slovénie a été une véritable découverte.
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| Des mouches à profusion sur des cours d'eau encore pures |
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| Magnifique marmorata (Salmo marmoratus), la truite endémique du bassin de la mer Adriatique |
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| Vue sous-marine |
Yves et
Branko furent mes mentors durant ce séjour. Yves tout d'abord, qui nous a
conseillé et mené sur des coups qu'il a lui même eu l'occasion de visiter
depuis les nombreuses années qu'il se rend en Slovénie. Branko enfin grâce à sa
grande expérience et à son réseau d'informateurs qui lui permet de guider les
pêcheurs sur les bonnes rivières en fonction de la météo et bien entendu, on
n'oubliera pas ses incroyables mouches qu'il monte et qui nous ont permis de prendre
pleins de poissons. Je pense notamment à la ''Branko Killer'' que j'ai personnellement renommé l'aspirateur à truite!
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| Coup du soir sur le parcours Trophy zone de l'Idrijca |
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| Whaou! 56cm de bonheur! Prise en sèche sur imitation Baetis hameçon n°18! |
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| Magnifique! |
Ce fut une semaine magique partagée avec des amis magnifiques eux aussi animés par cette passion commune de la pêche à la mouche. On y retourne l'année prochaine?!
Angelo
Angelo
samedi 4 avril 2015
Mojo working at la Tour Vagabonde!
vendredi 20 mars 2015
dimanche 8 mars 2015
La lamproie de Planer
J'ai vu
beaucoup de choses incroyables depuis que je pêche mais hier, je n'imaginais
pas faire une telle rencontre. C'est au bords d'une Neirigue en décrue au
détour d'un bras mort, qu'en me dirigeant au bord de l'eau je fis la découverte
d'un drôle de poisson dans une petite gouille profonde d'à peine trente
centimètres.
Un truc
bizarre, une sorte de petite anguille essayant en vain de se cacher sous
l'unique galet déposé là par la crue sur un fond de sable. Je m'approche de la
gouille et pousse la chose avec un bâton dans mon épuisette. Je l'observe de près et
il ne fait nul doute, il s'agit bel et bien d'une lamproie de Planer. Elle doit
mesurer environ 17 centimètres. Je fais quelques photos et la remet à l'eau. Vraiment étrange cette rencontre au bords de l'eau!
Pour ceux
qui s'intéressent, voici un lien sur wikipedia concernant cette espèce de lamproie listée en Suisse comme espèce menacée:
Angelo
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| Lampetra Planeri |
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| La lamproie dans son élément |
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| La Neirigue |
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| L'eau est à 7 ou 8°C: trop froid pour l'instant! |
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| Près de la confluence avec la Glâne |
Ouverture 2015 à la cabane à Gilbert
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| De gauche à droite: Denis, Krzysztof, Michel, Angelo et Georges |
Eh oui,
c'était le dimanche 1er mars au bords de la Sarine à Albeuve! Le team des
moucheurs s'était donné rendez-vous à la cabane à Gilbert par un froid de
canard et sous une météo menaçante afin de célébrer dignement le début de la saison. Nous avons retrouvé la
rivière et avons balancé nos nymphes tant bien que mal afin de capturer une
truite dans les eaux glaciales qui nous gelèrent les jambes. Mais au final, point
de poisson et ce malgré l'application imperturbable des cinq compères adeptes
de la pêche à la nymphe tchèque.
Ce fut une
journée à nouveau mémorable passée entre amis ayant une passion commune
magnifique. Nul doute que nous aurons encore de belles parties de pêche entre
copains en vue durant cette saison qui vient à peine de débuter.
Angelo
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| Michel en pleine action |
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| Krzysztof |
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| Denis |
samedi 14 février 2015
La rivière dans le froid de l'hiver
La
progression n'est pas aisée sur les berges enneigées au bord de la rivière avec
mon trépied et mon appareils photo fixé dessus. L'emprise de l'hiver sur la
Jogne est magnifique. C'est une succession de blocs de pierre enneigés et l'eau
translucide qui rentre en contact avec la neige déposée sur les pierres se
transforme en de belles sculptures de glace. Le fond est parfaitement visible
et dans les zones tranquilles les habitantes des lieux, à mon grand étonnement,
sont facilement repérables. La magie opère et cela malgré le vent et la neige
qui tombe par intermittence. Bientôt le printemps révélera d'autres couleurs et
la douceur du climat sublimera de manière différente ce beau coin de nature.
Angelo
dimanche 1 février 2015
L'image du jour: Riverside Geyser
dimanche 25 janvier 2015
dimanche 11 janvier 2015
Entre Nesslera et Gérine
Ballade dominicale
avec Claire malgré le froid et la météo maussade. Nous nous promenons au bord
de la rivière Nesslera jusqu'à son embouchure dans la Gérine. Ces deux rivières
sont colorées par la pluie et la fonte des neiges de ces derniers jours. La
zone alluviale de la Gérine à la hauteur de Tinterin est vraiment très belle et
nous avons plaisir à randonner et découvrir ce coin de nature. Je ne sais pas
pourquoi mais je n'ai pas encore vraiment essayé de pêcher ce cours d'eau.
Pourtant, le cadre est exceptionnel et mérite d'être exploré. Voilà déjà une
nouvelle possibilité de sortie en vue!
Angelo
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| La Nesslera |
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| Un joli pool sur la Nesslera |
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| Dans le lit de la Gérine en amont de la confluence avec la Nesslera |
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| Cette vue donne le vertige! |
vendredi 9 janvier 2015
dimanche 28 décembre 2014
Le 5 octobre 2014, c'était la fermeture de la pêche en rivière
On avait
bien fait la fête au bord de la Sarine dans la cabane à Gilbert! Le matin
certains d'entre nous tentèrent leur chance à la Sarine, d'autres en amont de
Lessoc et pour ma part dans l'Hongrin.
C'est
toujours un plaisir de célébrer la fin de la saison avec les copains et
d'aborder la pause hivernale de cette manière!
Angelo
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| L'équipe |
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| Une truite de l'Hongrin sur une parachute Adams |
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| Pêche en eau limpide |
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| Formations géologiques magnifiques |
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| Il y avait plein de truites sur ce spot! |
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| Dans les gorges |
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| Plissement de roche |
La rivière de mes débuts
Je vous
livre aujourd'hui une récit de pêche que j'avais écris il y a quelques
années déjà dans mon petit recueil de mémoires halieutiques. C'était durant le mois
d'avril lors d'une partie de pêche à la Petite-Sarine.
Cette rivière je la fréquente régulièrement depuis le années 1980. Depuis, le débit résiduel en aval du barrage de Rossens a été augmenté et les nases (Chondrostoma Nasus), poissons emblématiques de la Sarine, ont malheureusement disparus. Il faut dire que grâce à cette augmentation de débit, la population de truites à beaucoup augmentée mais qu'en contrepartie, les nases présents en grande quantité mais qui étaient déjà en forte régression depuis des années, ont totalement disparus car l'eau qui alimente la rivière est prise au pied du barrage et celle-ci reste très froide durant le printemps et cela rend impossible le développement embryonnaire des alevins.
J'ai eu la chance d'habiter à deux pas de cette rivière et à l'époque, il me suffisait de mettre mes cuissardes, passer le gilet et prendre ma canne à mouche pour ensuite me rendre à pieds au bord de l'eau en cinq minutes et tenter ma chance une heure ou deux avant le coucher de soleil. C'est là-bas que j'ai fait mes débuts de moucheur avec une Fenwick en fibre de verre et un moulinet anglais sans frein et à cliquets qui hurlait à chaque fois que je sortais de la soie pour allonger mes lancers. C'est au bord de cette rivière que ma passion de la pêche à la mouche s'est développée et c'est aussi là-bas que j'ai pris conscience que cet endroit remarquable classé site naturel d'importance national par la Confédération est un écosystème extrêmement riche abritant une multitude d'espèces animales faciles à observer mais qu'il convient de protéger activement.
Aujourd'hui plus que jamais les défis sont majeurs pour sauvegarder cette zone alluviale car le manque de crues et l'absence de charriage à cause du barrage sont des atteintes profondes dans la morphologie de ce site et il n'est pas sûr que les conditions actuelles favorables aux truites soient pérennes sur le long terme même si de nos jours, elles sont toutes issues du frai naturel uniquement et que la taille de capture légale est de 24 à 32 centimètres.
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| La Petite-Sarine en mai à Ilens |
Voici le récit d'une partie de pêche inoubliable:
J'ai eu
l'excellente idée ce soir de quitter le travail vers 16h30 pour me rendre à la
Petite-Sarine. J'ai parqué la voiture après la Tuffière dans la forêt, à un endroit
dont je ne connais pas le nom. Toujours est-il que le chemin qui mène au bord
de l'eau arrive pile poil dans une clairière située en face du petit chemin
contre la molasse en amont du Bois du Sac et de la Sapinière. Là, quelques
chevaines sont en activités mais ne m'intéressent guère car je suis venu
attraper une truite nom de Zeus! Je tente tout de même ma chance mais je
bafouille. C'est la catastrophe, ces poissons gobent dans le film de l'eau mais
à des endroits si encombrés que j'accroche ma mouche dans un arbre au premier
faux lancer... J'abandonne bien vite et décide de monter en direction de la
Tuffière. Durant la progression, j'observe avec mes polarisantes chaque endroit
susceptible d'abriter une truite. Première constatation, il n'y a pas de mouche
et deuxième constatation, il n'y a pas de truite non plus!
Il est 18h30 et le soleil est encore haut dans le ciel. Il est probable que lorsqu'il sera plus bas et que la pénombre pointera le bout de son nez, les truites seront plus enclines à aller se nourrir près des berges là où les larves de phryganes et les gammares sont présents en grandes quantités. Dans le grand plat en dessous du trous aux Italiens, je vois tout de même une belle truite nympher mais l'endroit est très encombré et la truite trop éloignée pour effectuer un lancer arbalète. Arrivé au Graboz, je décide de pique-niquer. Camembert et pain au menu. Tresse russe pour le dessert! Une fois le souper fini, je regarde ma montre et je constate qu'il est déjà 19h30.
Il est grand
temps de retourner à la voiture. Espérons qu'à la descente, il y aura quelque
chose d'intéressant à portée de canne... En arrivant au Pré d'en Bas, je
m'arrête sur le haut de la berge pour regarder s'il n'y a pas un poisson actif sur le grand plat. Yes!
Il y en a un! Et un beau en plus! Je descends au bord de l'eau, refait un long
bas de ligne en 14/100 et attache une imitation de phrygane. Le poisson est
maintenant à porté de lancer. Je fais deux ou trois faux lancers et accroche
lamentablement mon bas de ligne à la canne. C'est le gros merdier... Je défais
cette perruque en essayant de me calmer en me disant que tout ira bien si je ne
perd pas mon sang froid. Après d'interminables minutes qui me semblèrent être
une éternité, je suis à nouveau, on va dire, opérationnel. Malheureusement, le
poisson a eu le temps de changer de poste et maintenant, il n'y a rien de plus qu'une
vaste étendue de galets devant moi. J'observe autour de moi et aperçois de petits gobages
discrets qui doivent être l'œuvre de petits ombrets. Je regarde plus
attentivement avec mes polarisantes. Le fond de la rivière est parfaitement défini
et j'aperçois à nouveau la belle truite monter gentiment à la surface pour cueillir
une mouche invisible. Elle doit sûrement monter sur de toutes petites éphémère
me dis-je. En deux temps trois mouvements, je remplace mon bas de ligne en
14/100 par un 12/100 à la place et y attache une petite merde de Marc Petit-Jean.
J'ajuste mon lancer et pose le plus délicatement possible car le poisson est à
porté de canne. Je repasse quelque fois mais rien y fait. Le poisson monte
toujours régulièrement mais pas sur mon imitation.
Il se passe un long moment de réflexion et d'observation. Le poisson doit se nourrir dans le film de l'eau uniquement. Soudain, je vois passer près du bord une exuvie d'éphémère. Je comprend maintenant et décide de changer de leurre. Je trouve dans ma boîte la parfaite imitation et l'attache au bas de ligne. Deux, trois faux lancers et je pose. Maintenant c'est le grand jeu! Je me concentre sur mon leurre. Soudain, un fuseau brun monte du fond de la rivière vers la surface et prend ma mouche. D'un mouvement ample, je lève mon bras droit et ferre. Premières secousses au poignet. Le poisson est gros et me prend du fil. C'est beau, j'ai enfin ma première truite de l'année à la Petite-Sarine! Petite bataille avec le poisson et quelques rush plus tard, je le conduis près du bord et le prend dans ma main pour le décrocher. Cette truite est magnifique. C'est un mâle et à l'évidence, il doit sans aucun doute mesurer quarante-cinq à cinquante centimètres. Les couleurs de sa robe sont superbes. Quelques points rouge sont parsemés au milieu d'une constellation de points noir. Il est grand temps de le relâcher. Je le glisse doucement dans l'eau et il s'en va à toute vitesse vers le fond de la rivière. Entre-temps, l'obscurité s'est mise en place et c'est le moment de quitter cet endroit magnifique. Devant moi, une chauve souris virevolte au ras de l'eau et attrape sûrement quelques insectes. Il n'y a pratiquement pas de bruit et j'entends juste l'écoulement de l'eau contre les berges. Au loin, une chouette hulotte fend l'atmosphère de son chant: hou-hou-houhou!
Il se passe un long moment de réflexion et d'observation. Le poisson doit se nourrir dans le film de l'eau uniquement. Soudain, je vois passer près du bord une exuvie d'éphémère. Je comprend maintenant et décide de changer de leurre. Je trouve dans ma boîte la parfaite imitation et l'attache au bas de ligne. Deux, trois faux lancers et je pose. Maintenant c'est le grand jeu! Je me concentre sur mon leurre. Soudain, un fuseau brun monte du fond de la rivière vers la surface et prend ma mouche. D'un mouvement ample, je lève mon bras droit et ferre. Premières secousses au poignet. Le poisson est gros et me prend du fil. C'est beau, j'ai enfin ma première truite de l'année à la Petite-Sarine! Petite bataille avec le poisson et quelques rush plus tard, je le conduis près du bord et le prend dans ma main pour le décrocher. Cette truite est magnifique. C'est un mâle et à l'évidence, il doit sans aucun doute mesurer quarante-cinq à cinquante centimètres. Les couleurs de sa robe sont superbes. Quelques points rouge sont parsemés au milieu d'une constellation de points noir. Il est grand temps de le relâcher. Je le glisse doucement dans l'eau et il s'en va à toute vitesse vers le fond de la rivière. Entre-temps, l'obscurité s'est mise en place et c'est le moment de quitter cet endroit magnifique. Devant moi, une chauve souris virevolte au ras de l'eau et attrape sûrement quelques insectes. Il n'y a pratiquement pas de bruit et j'entends juste l'écoulement de l'eau contre les berges. Au loin, une chouette hulotte fend l'atmosphère de son chant: hou-hou-houhou!
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