''Il vaut mieux se perdre dans la passion que de perdre sa passion''




mardi 18 avril 2017

C'est le printemps, la nature se réveille et c'est une nouvelle saison qui commence!


Une belle cueillette au bord de la rivière!
Il n'y a pas grand chose à dire pour l'instant si ce n'est que les eaux sont toujours froides et que les poissons sont pour la plupart d'entre eux encore léthargiques.




Le printemps c'est aussi l'occasion d'aller fouiner dans les forêts riveraines et de trouver de délicieuses morilles dans les sous bois parsemés de belles fleurs. 


Je vous mets quelques photos de mes dernières virées ainsi qu'une série de vidéos magnifiques tournées dans le sud de la Suède durant la période de la mouche de mai c'est à dire de fin mai à début juin. Les sous-titres en anglais sont disponibles pour les vidéos II et III en cliquant dans la barre de menu. Bonne vision!

Bien Cordialement,
Angelo




dimanche 29 janvier 2017

L'appel magique de la rivière

Le Javroz sous la neige et la glace à la hauteur de la Valsainte
C'est plus fort que lui. Cela fait des jours que la pression devient de plus en plus forte. La météo clémente lui renforce cette sensation qu'il devient imminent et inéluctable de se rendre au bord de l'eau. 

Dans l'imaginaire passionné du pêcheur à la mouche, le temps presse et ne pas aller fréquenter ses rivières préférées, c'est véritablement perdre son temps à faire des choses qui lui semble inutiles voir même futiles.

C'est en tout cas valable pour moi. La convergence des idées qui me dirigent à me rendre à la rivière me semble être une évidence totalement dépourvue d'arrière-pensées et qu'importe ce que mon entourage puisse en endurer. Les pulsions de ma passion prennent le dessus et me donnent à chaque fois raison lorsque j'abandonne les miens ainsi que les impératifs de mon quotidien.

Culpabiliser sur cet état de fait me passe à peine à l'esprit. Je pars. Je laisse tout derrière moi et je voyage non seulement physiquement mais aussi spirituellement dans un monde qui lie mon imaginaire à celui absolument merveilleux de la rivière. Je me sauve. Toutes les tracasseries de la vie peuvent aller se faire foutre, elles attendront. La nature est pour moi comme un refuge sûr et tranquille. Au bord de l'eau, la brise légère me caresse gentiment les cheveux et ceci me rappel avec une nostalgie certaine ces moments de tendresse lorsque enfant je posais ma tête sur les jambes de ma maman pour me faire câliner.

L'odeur humide si particulière de la rivière, doux mélange d'herbes, d'algues et de feuilles humides se mélange à la fraîcheur ambiante et m'enveloppe d'un parfum tonifiant. Le gazouillis des oiseaux perchés dans les arbres environnants se mêle aux bruissements des flots et fini de m'emporter dans la rêverie. Sans que je ne m'en aperçoive vraiment, je me suis doucement introduit dans un monde extraordinaire qui fusionne avec mon imagination.

Les rayons du soleil qui se reflètent sur l'eau brillent de milles éclats dans mes yeux et en regardant les méandres de la rivière que je fréquente depuis l'enfance, je me rappel un court instant de mes premiers jours passés sur ces plages de galets en compagnie de mon père à suivre ses instructions. A apprendre patiemment avec lui le sens de l'eau pour enfin, un beau jour, me connecter à une créature venue d'un autre monde. A l'époque, ce monde était une chose totalement abstraite et mystérieuse. Je ne le savais pas encore mais ce jour là fut le début d'une grande passion.

Je réalise aujourd'hui malgré toutes ces années passées au bord de la rivière que mes yeux ont toujours ce regard pur car chaque nouvelle saison ne se ressemble pas et apporte avec bonheur son lot d'improvisation. Cela peut sembler angoissant de prime abords mais ce manque d'assurance est indispensable. En fait ce renouvellement et ce côté irrationnel que l'on ne peut contrôler est pour moi l'essence même de l'appel à chaque fois surprenant et magique de la rivière. Bientôt l'ouverture. Passion quand tu nous tiens! C'est enfantin et pourtant à chaque fois si délicieux...

Angelo

dimanche 18 décembre 2016

Alaskaevasion: programme 2017


La forêt riveraine au bord de la Koktuli
Jérôme et Kristen Muffat proposent pour la saison 2017 à nouveau de belles rivières à descendre en rafts et en camps itinérants. Il s'agit de la Koktuli, Wulik et de la Karluk. La Deshka est, quant à elle, proposée en camp fixe sous tente. Le programme détaillé se trouve sur leur site internet: http://www.alaskaevasion.com/

Pour la deuxième année consécutive, Jérôme sera présent au carrefour national Pêche et Loisirs de Clermont Ferrand qui aura lieu du 13 au 15 janvier 2017. N'hésitez pas à lui rendre visite!

Pour ma part, j'ai décidé de retourner l'année prochaine sur la Karluk en septembre. Ce sera pour moi la cinquième fois et je m'en réjouis d'avance car cette rivière côtière se trouve dans un écosystème unique et, si les conditions sont bonnes, la pêche de la truite Steelhead et des saumons Silver peut être vraiment exceptionnelle...

Angelo

samedi 12 novembre 2016

RANDO PHOTO: la Petite-Sarine

Randonnée aujourd'hui de Rossens jusqu'à Hauterive pour observer les truites sur les frayères. J'en profite pour prendre quelques photos et passer un agréable moment au bord de l'eau. Même si les couleurs d'automnes arrivent à leur fin, l'endroit est comme toujours magnifique. 

P.S: avis aux amateurs, il y a des truites énormes vers Corpataux et aussi à la Tuffière!

Angelo






dimanche 6 novembre 2016

Pêche à la mouche sèche en torrent de montagne

Les truites des torrents sont craintives, rapides et furtives et peuvent se faufiler dans de petites cachettes. Il faut apprendre à se déplacer et pêcher vers l'amont sans effrayer les poissons qui se trouvent devant soi et il faut couvrir le plus possible de rivière afin de poser sa mouche le plus souvent possible sur des spots productifs. Cette pêche nécessite une approche et une technique différente de celle qu'il faut adopter en rivière de plaine. Tout d'abords, je recommande d'évoluer d'aval vers amont ce qui présente l'avantage d'approcher les truites par derrière et ainsi éviter de projeter son ombre sur la section de la rivière que l'on va pêcher. Ceci permet de décrypter les prochains pools et donc d'anticiper et de développer une tactique d'approche silencieuse tout en optimisant la prospection.

Parce que la nourriture est rare et surtout parce que ces cours d'eau sont souvent très rapides, les truites doivent sans cesse être à l'affût de chaque insecte qui passe à leur proximité. Par conséquent, je pars de l'hypothèse que les truites actives vont monter sur la mouche dès le premier ou deuxième passage. Il n'est pas nécessaire de s'acharner sur un spot qui ne donne rien. Après quelques passages infertiles, il faut se déplacer et chercher un nouveau secteur. Un bon pêcheur de torrent est rapide, couvre un maximum de rivière silencieusement et sait anticiper ces prochains coups. J'insiste, quand on arrive au début d'un nouveau pool, le but est de poser la mouche rapidement partout où un poisson pourrait se cacher et ensuite il faut se déplacer rapidement pour pouvoir passer au pool suivant.

Lorsqu'on inspecte un pool, il y a pleins d'endroits où les poissons peuvent se tenir: sous ou à proximité des rochers, dans la zone de turbulence du courant principal ou à proximité, ou encore en fin de courant, etc. Il y a pleins d'endroits possible. Afin de structurer au mieux la manière d'aborder un nouveau pool, il est utile de le diviser en une sorte de grille comme sur ma photo d'illustration. Il faut commencer par lancer la mouche près de soi en commençant par la fin du pool et ensuite planifier les lancés plus éloignés afin d'éviter de passer la soie au dessus des spots où des poissons pourraient se tenir et où on a l'intention de passer la mouche plus tard. 

Division du pool en zones
Reprenons la photo d'illustration. Les nombres indiquent les zones où la mouche sèche doit se poser. Les poser doivent être effectués au début amont de chaque zone.

Le secteur 1 peu profond et à la surface lisse doit être abordé avec beaucoup de discrétion et de délicatesse. Faire 2 à 3 passages puis allonger la longueur de la soie pour lancer dans la zone 2. Ce secteur peut être très prolifique. Passer 2-3 fois puis faire 2 à 3 dérives longues de la zone 2 à la zone 1.

Zone 3, prospecter jusqu'à la fin du courant. On est souvent étonné du nombre de truites qui se tiennent à la limite juste avant l'accélération du courant aval. Passer ensuite à la zone 4 qui se situe en bordure du courant principal. Faire 2-3 passages puis prolonger en faisant de longue dérives jusqu'à la fin de la zone 3.

Zone 5. C'est le courant principal. Je conseil de rester près du secteur 4. En général, les belles truites se tiennent dans ce secteur. Faire 4-5 passages puis prolonger 2-3 fois jusqu'au secteur 3. Passer ensuite à la zone 6. Faire 2-3 passages et bien insister sur le début du secteur. De cette manière, la structuration du courant à permis de peigner rapidement toutes les zones de manière efficace en commençant près de soi et ensuite allonger la longueur de la soie pour prospecter les secteurs plus éloignés. Les dérives se font canne haute ce qui permet de limiter la longueur de soie sur l'eau et d'améliorer la qualité de la dérive de la mouche et ainsi retarder le dragage.

Pour ce type de rivière il faut utiliser une canne courte pouvant aller de 6 à 7 pieds pour des soies DT ou de préférence WF de 2 ou 3 permettant de faire des lancers courts et rapides. Les actions à privilégier sont moyenne à moyenne rapide. Ces cannes se chargent facilement avec des petites longueurs de soie et facilitent les lancers roulés. On trouve sur le marché des cannes de ce type chez la plupart des grands fabricants de cannes à mouches. Chez Orvis par exemple, il y a la gamme Superfine Carbon ou Superfine Glass. Chez Scott, on trouve la gamme F2 en fibre de verre qui a été spécialement développée pour pêcher les petites rivières qui se trouvent dans les Rocheuses du Colorado. J'ai acquis cette année la 6 pieds soie de 2 et elle est exceptionnelle pour ce type de pêche dans des endroits très encombrés. Chez Winston on trouve la gamme Boron III LS également étudiée pour ce type de cours d'eau. Une bonne technique ainsi qu'un matériel adapté sont, comme toujours, la clé du succès!

Angelo

dimanche 16 octobre 2016

RANDO-PHOTO: que la montagne est belle entre les Merlas et le Tsermon!


Les Merlas
La vue est imprenable depuis le Tsermon
Le Vanil du Van
Les Dents de Branleire et de Folliéran



dimanche 11 septembre 2016

La proximité est une richesse

Les Dents Vertes
Voici quelques photos de ma dernière virée en torrent de montagne. L'eau fraîche et limpide des montagnes alentours est la garantie absolue pour la survie des salmonidés.

Dame Fario
Bien entendu la qualité de l'eau est également déterminante et, heureusement, la proximité des montagnes ne permet pas de densifier les villages environnants. La pression humaine reste donc relativement modérée.

On trouve encore quelques fleurs en septembre!
C'est juste incroyable mais il y a encore des refuges pas loin de chez moi là où les truites abondent encore. Certes, ce n'est pas la Slovénie, l'Alaska ou l'ouest Américain.

De beaux poissons en pleine forme
Les truites ne sont pas grandes mais tout de même quel luxe d'aller pêcher simplement à deux pas de chez soi.

Il y a toujours de beaux poissons sous le pont!
La proximité est finalement une grande richesse. Prendre son gilet, sa canne à mouche et une demie heure plus tard attraper quelques truites. Que du bonheur!

Angelo

samedi 28 mai 2016

Les truites Slovènes ne sont pas un mythe


Une belle truite marmorata en sèche
Pour ceux qui savent pêcher. C’est la conclusion qui me vient à l’esprit après avoir passé deux semaines dans ce magnifique pays aux forêts denses, aux rivières calcaires aux fonds claires avec leurs eaux limpides et bleutées vous laissant l’impression d’être un peu au bords de la plage sous le soleil des tropiques.

Michel en pleine action
Gros plan sur la robe d'une truite Arc-en-ciel
Magnifiques couleurs
Le même poisson dans son élément
Il suffit de lancer une mouche sur l’eau et aussitôt un poisson intrépide jaillissant de nul part gobe votre artificielle. Vous le ramenez doucement dans votre épuisette pour ensuite le décrocher, faire une photo souvenir si possible sans grimacer et, catch and release oblige, le gracier en le remettant à l’eau. Non, la Slovénie ce n’est pas ça.

Yves sur le Trophy Zone de la haute Idrijca
Les couleurs typiques des marmoratas
Vue détaillée de la robe marbrée
Parce que d’abords, il y a la météo et ces caprices qui régissent totalement les conditions qui vous permettront ou pas de pêcher. Cette année ce fut le déluge et la fraicheur même si globalement sur les deux semaines la météo fut suffisamment clémente pour nous offrir quelques journées avec des conditions appropriées pour la mouche sèche. Les pluies abondantes firent monter l'Idrijca jusqu'à un niveau atteignant les 108m3/secondes. A titre de comparaison, cette rivière se pêche bien lorsqu'elle se situe à 6 ou 8m3/secondes!

La forêt dans les environs de Most Na Soci pas loin de la Vila Noblesa
Sommets enneigés dans la vallée de la Soca. Image prise depuis la Lepena
Yves sur un super spot. Pleins de poissons!
Un ombre aux couleurs typique des Balkans
Il y a ensuite les autres pêcheurs. Malheureusement, et on s’en rend très vite compte, il y en a pleins d’autres qui partagent les mêmes rêves que nous et on n’est jamais seul sur la rivière. Par conséquent, les coups intéressants sont quelques fois prospectés à plusieurs reprises durant la journée avant le passage d’un nouveau venu et c’est indéniable, certains poissons ont déjà mal à la gueule lorsqu’une énième artificielle leur passe au-dessus de la tête.

Pascal sur un beau poisson pris dans le Trophy Zone
Détails de la robe d'une Fario
La même Fario dans son élément. La limpidité de l'eau
 ainsi que la propreté du fond sont fascinantes.
Enfin, il y a les compétences des pêcheurs eux-mêmes. S’il y a bien une chose qui est formidable en Slovénie et surtout sur l’Idrijca, c’est la taille remarquable des poissons pouvant être pris à la mouche sèche. Si les conditions météorologiques et avec un peu de chance si les postes que vous prospectez ne l’ont pas été avant votre passage, les chances durant la journée de capturer une ou plusieurs truites trophées pouvant mesurer entre 50 et 60 centimètres voir plus, sont bien réelles. Mais ne croyez pas que ces beaux poissons se laissent berner facilement. Bien au contraire. Toute l’expérience du pêcheur aguerri et expérimenté est nécessaire. Choix de l’artificielle, qualité de la présentation, concentration, persistance, sens de l’observation, discrétion voire même mimétisme sont des critères qui doivent tous converger pour que l'on puisse se donner une chance de réussir.

Magnifique imago d'éphémère
Ma plus belles prise du séjour. Une marmo de 62 centimètres en sèche!
Sur une Branko Killer mise dans un sale état!
Alors, la Slovénie une destination pour des pêcheurs à la truite accomplis ? J’aurais plutôt tendance à dire oui car les poissons là-bas qu'ils soient grands ou petits doivent tous se mériter et finalement, c'est en cela que réside tout l’intérêt de cette magnifique destination de pêche.

Angelo

lundi 7 mars 2016

Ouverture 2016 à la Petite-Sarine

Michel en action
C'est par un dimanche matin aux conditions météorologiques hivernales que nous avions rendez-vous au bords de l'eau afin d'ouvrir cette nouvelle saison qui, espérons-le, sera de bon augure pour les férus adeptes de la pêche à la mouche. Comme d'habitude à l'ouverture, la pêche fut difficile dans une eau glaciale peu propice aux captures. Malgré tout un ombre se fit berner par Denis sur une de ses nymphes tchèques qu'il a créé et qu'il a baptisé ''la chocolat''.

Le bois gentil en fleur (Daphne mezereum)
Denis
L'ouverture c'est surtout pour moi l'occasion de perpétuer cette tradition de la pêche que mon père ma transmise, de renouer les liens avec la nature mais aussi de retrouver au bords de la rivière des amis partageant cette même passion.

Michel
Souhaitons que cette nouvelle saison nous surprenne autant que les saisons précédentes et que surtout elle nous fasse vivre des moments inoubliables.

Angelo