''Il vaut mieux se perdre dans la passion que de perdre sa passion''




lundi 30 juin 2014

La Sarine en amont du lac de Lessoc à Montbovon

La Sarine à Montbovon sur la partie réservée jusqu'en Juin
Petite escapade dimanche passé à la Sarine dans sa section soumise au débit résiduel en aval du barrage de Rossinière. Je me décide de passer l'après-midi au bords de l'eau malgré une météo défavorable. Il pleut et finalement je m'en fou. L'idée de partir à l'aventure et de profiter d'être dans la nature est plus forte et j'emprunte la route qui mène dans la vallée de l'Intyamon. J'arrive à Montbovon et parc ma voiture en face du stand de tir. Je descend à la rivière pour voir si l'eau est clair. Le fond de la rivière est bien visible et il y a même une petite éclosion d'éphémères olives. 

Truite Fario sur une Parachute Adams avec ma Sage Circa 7'9 soie de 3
Cerise sur le gâteau, les truites sont actives. Je retourne à la voiture, passe mes waders et monte ma Sage Circa. De retour à la rivière, j'attache à mon bas de ligne une Parachute Adams en taille 16. Je passe ma mouche dans les veines d'eau limpides de ce petit cours d'eau et aussitôt les prises se succèdent entre deux rayons de soleils et quelques grosses averses. En tout, deux douzaines de truites se feront bernées. Des petites pour la plupart mais aussi quelques unes de taille plus respectables. A la fin, le soleil fait de belles apparitions et il me réchauffe un peu. Dans les endroits calmes, une multitude de vairons apparaissent et disparaissent au grès des courants. Il est déjà temps de quitter ce lieu magnifique et paisible. Le prochain cours d'eau que je pêcherai dans les environs sera l'Hongrin qui se jette dans le lac de Lessoc plus en aval, non loin de là.

Angelo



Oh que la montagne est belle!


Voici quelques photos de ma dernière randonnée samedi passé dans la vallée du Petit Mont en Gruyère. Après l'ascension du Cheval Blanc et de la Hochmatt qui pointe à 2152 mètres d'altitudes, je suis passé par Frejima et par la forêt du Lapé pour ensuite me diriger vers le chalet du Régiment. Cette randonnée est une de mes favorite car on est sur les contreforts des Gastlosen qui sont pour moi, les plus belles montagnes des Préalpes Fribourgeoises. A cette époque de l'année, les pâturages n'ont pas encore été broutés par les vaches et les innombrables variétés de plantes sont quasiment toutes en fleur. L'endroit est magnifique. J'ai observé aux jumelles de nombreux chamois, des marmottes, des buses ainsi que des faucons crécerelles et autre chocards. C'est assez incroyable, mais il y a des truites dans le ruisseau qui est au fond de la vallée et qui s'appelle le Rio du Petit Mont. Cela fait des années que je me rend ici pour faire des randonnés et j'ai toujours pu en observer. L'année passée, j'ai même eu droit à une éclosion massive de grandes perles. C'est juste un endroit magnifique. Je vous laisse le soin de le découvrir en regardant les photos que j'ai faites durant cette belle randonnée.

Angelo





















Si, si, il y a une truite!

Dans les gorges de la Petite-Sarine à Corpataux

Denis à la nymphe tchèque
Coup du soir mercredi passé avec l'ami Denis sur la Petite-Sarine à Corpataux. Nous descendons dans les gorges faites de molasse. Avec les rayons du soleil couchant, les arbres accrochés aux falaises sont flamboyants et l'univers s'emplit d'une atmosphère magique comme si une cathédrale végétale majestueuse nous accueillait. La pêche pour moi est difficile en sèche et se solde par un nul mais Denis tire tout de même son épingle du jeu avec ses nymphe tchèques et il prend quelques truites. Voici une technique de pêche qu'il a adopté il y a quelques années et il la maitrise maintenant à merveille. En définitive, une belle soirée entre potes animés par une passion commune fantastique!

Angelo

Reflets sur l'eau

dimanche 25 mai 2014

Roderick Haig-Brown: le printemps d'un pêcheur


Excellent livre que celui de Roderick Haig-Brown. Je vous le recommande vivement car il est entièrement dédié à l'art de la pêche à la mouche. Le printemps d'un pêcheur nous amène aux bords des rivières de la Colombie-Britannique là où certains d'entre-nous aurons prochainement la chance de traquer les saumons du pacifique et autres fameuses Steelheads. Dans son livre, Roderick Haig-Brown nous fait découvrir et nous offre avec talent toute l'expérience qu'il avait accumulé durant toutes ses années de pêche et d'observation de la nature. Ce livre traduit de l'américain est le premier volet d'une série de quatre livres à paraître aux éditions Gallmeister. En voici un extrait qui me parait bien résumer la philosophie de l'auteur. J'ai illustré cet article avec quelques photos que j'ai prises le week-end dernier à la Jogne en aval de Jaun.

Angelo


''On pêche pour l'attendu comme pour l'inattendu, et on apprend des deux. Si les poissons, les rivières ou les lacs étaient ne serait-ce qu'un tout petit peu prévisibles, une bonne partie du plaisir de ce sport n'existerait plus. Mais les poissons vivent là où ne vivent pas les hommes, selon des mœurs dont les hommes n'ont qu'une compréhension rudimentaire. Aller à la pêche est une façons agréable et désordonnée d'apprendre et de désapprendre constamment à leur sujet. Parfois, on a l'impression d'être presque sur le point de commencer à comprendre; l'instant d'après, quelque chose s'est produit qui fait reculer les limites de notre compréhension plus loin que jamais. Il y a vingt ans que je pêche la portion de deux miles de la Campbell située en aval des chutes, et j'ai maintenant plus de questions à me poser sur la rivière et ses poissons que je n'aurais pu rêver en découvrir il y a vingt ou même dix ans.


Pourtant, les choses que l'on finit par connaître sont infiniment précieuses et il devient infiniment important d'aller pêcher année après année, aux mêmes époques et aux mêmes endroits, pour vérifier ce que l'on sait, pour essayer de revivre les sensations, pour trouver des différences et des particularités.


Il est sans doute idiot de se préoccuper autant de la réaction d'un poisson à un tas de poil et de plume enroulés autour d'un hameçon. Pourtant c'est ce qui reste passionnant. L'arrêt, la traction, la ligne qui fend la surface, les rides sur l'eau lors du gobage, le bouillonnement puissant et sauvage, ce sont là des sensations tellement fortes que la main, le bras et l’œil les inscrivent de façon indélébile dans la mémoire, où elles demeurent, prêtes à resurgir à tout instant. La lumière sur l'eau, l'écume d'une vague, une lame de courant, des montagnes derrière soi, le cri d'un plongeon huard, un castor ou une loutre qui nagent; la force d'une bourrasque, le calme d'un jour d'été ou le silence du froid de l'hiver; la chaleur de l'amitié, une intelligence qui pense à l'unisson avec elle-même - toutes ces choses peuvent venir parfaire l'instant, l'enrichir, l'exalter. Mais le fin mot de l'histoire, la raison pour laquelle on ne se lasse jamais de retourner pêcher, la logique de cette obsession illogique, c'est tout simplement la façon imprévisible dont un poisson réagit à une mouche.''

dimanche 27 avril 2014

Une tranche de bonheur


Les couleurs de la robe sont superbes
Il ne faut finalement pas beaucoup de choses pour créer un homme heureux. Une femme bien aimée, une situation financière et professionnelle stable et, chose essentielle, quelques belles rivières à truites. Pas de celles du type qui vous font perdre bêtement du temps à prendre que des poissons. Mais plutôt celles qui vous permettront de vous recueillir dans une espèce d'alcôve à l'abri des perturbations du quotidien. Le plus important c'est d'être dans l'intimité d'un lieu où le temps s'arrête ne serait-ce qu'un instant dans une nature qui vous absorbe tel un trou noir aspirant toutes les déjections d'une âme perturbée par le stress quotidien et les soi-disant informations importantes que les médias vous font avaler. A la rivière, et c'est un vrai régal, tout s'en va. On oublie tout. A chaque fois que l'on se rend au bords de l'eau lors d'une énième sortie, c'est comme si on tournait la page sur de vieilles histoires pour en écrire une nouvelle pleine d'espoir. L'âme s'apaise et les grondements du monde urbain s'atténuent pour devenir ensuite imperceptibles. On s'éloigne des tracasseries et on entre en communion avec la nature.

Les pétasites arborent des feuilles toutes neuves

J'ai toujours dit que je suis un pêcheur de rivières. Quoi de plus beau qu'un torrent de montagne tonitruant, clair, sauvage et libre? Apercevoir le martin pêcheur passer devant soi à toute vitesse tout en regardant une truite monter inlassablement à la surface pour y gober des éphémères. Regarder le fond de la rivière fait de galets propres, et de temps en temps voir l'ombre furtive d'une habitante des lieux entre deux remous. Se laisser emporter par la magie des lieux et se mettre à rêver les yeux ouverts. C'est beau. Oui, je crois qu'il n'y a rien d'autre à dire.
Une belle Fario prise ce week-end avec une parachute Adams
Qu'ils soient seuls ou en compagnie d'amis qui partagent la même passion, les pêcheurs recherchent des plaisirs naturellement simples et qui sont bien souvent les meilleures. Et puis, on a cet espoir à chaque fois renouvelé de pouvoir attraper quelque chose au bout de notre ligne. Mais quoi au juste? Juste une tranche de bonheur.

Angelo

dimanche 16 mars 2014

Le Commencement

Il y a encore de la neige
Quel plaisir de retrouver la rivière et s'immerger à nouveau dans ce magnifique univers aquatique. Comment ne pas admirer avec émotion toutes ces choses qui me font entrer en communion avec la nature? L'eau, cette source de vie qui ne cesse de couler dans les méandres et cascades du lit qu'elle a elle même creusé. Toute la faune et la flore qui gravite autour et qui crée cet écosystème qui me passionne et qui me fait à chaque fois revenir sur mes pas années après années avec toujours la même ardeur. Cette passion ou plutôt cette douce folie qui m'anime et qui, je l'espère, m'animera encore longtemps...

Angelo

La première de la saison

La parade nuptiale des papillons

C'est beau une fleur!

Les fourmis sont à nouveau en effervescence

Les Dents Vertes

dimanche 2 mars 2014

Ouverture 2014

Perce-Neige
Enfin!

Premier contact avec la rivière et ses habitants pour commencer cette nouvelle saison. De beaux chevaines pris à la nymphe à vue. Les truites quant à elles, ne se firent même pas apercevoir. Il faudra encore attendre quelques semaines avant que l'eau ne se réchauffe et enfin pouvoir observer les premiers gobages des poissons aux points noirs et rouges.

Angelo

La Neirigue aval
La Neirigue amont
Chevaine (Squalius cephalus)
L'eau coule à flot

dimanche 16 février 2014

La nouvelle saison n'est plus très loin...

La mousse est partout
Plus que deux semaines à attendre! Voici quelques photos de ma randonnée au bord de la Petite-Sarine en ce dimanche gris de février. L'ouverture approche maintenant à grands pas et j'en ai profité aujourd'hui pour descendre la rivière de Rossens jusqu'au couvent d'Hauterive pour observer la faune et surtout rechercher les grosses mémères qui pourraient se laisser voir à l'aide de mes lunettes polarisantes toutes neuves. Eh bien, parmi les chevreuils, chamois, martin pêcheurs, colverts, harles, hérons, cormorans et même faucons pèlerins, j'ai eu la chance de voir pas moins de sept truites de taille vraiment respectables! De beaux poissons, et de surcroît, tous en train de nympher sur le fond. Ces truites se délectaient de gammares. Alors avis aux monteurs, n'oubliez pas d'en monter quelques uns pour l'ouverture et le reste de la saison. Le gammare, c'est le secret des bons nympheurs de la Petite-Sarine!

Angelo

La mousse
En dessus d'Ilens
Champignon fluo
Champignons
L'arbre mort
Nouvelle feuille
Autoportrait 16.02.2014. Le prochain sera avec une canne dans la main droite!