''Il vaut mieux se perdre dans la passion que de perdre sa passion''




lundi 29 avril 2013

Les petits voiliers et les truites de la vallée de l’Intyamon

Malgré le froid et le vent glacial en ce dimanche d’avril, une massive éclosion de Baetis rhodani a lieu. Des centaines de petits voiliers délicats naviguent au grès des courants toutes voiles dehors. Tantôt rapidement dans les veines d’eau rapides ou nonchalamment sur les plats lisses.

Effet de miroir dans l'univers mystérieux des gorges
De temps en temps, la surface de l’eau se dérobe sous ces petits animaux dérivants et les truites venues des profondeurs les aspirent littéralement ne laissant après leur passage que des ronds sur la surface de l’eau.

Baetis rhodani
Je choisi dans ma boite une petite imitation de voiler vert en plume de canard. Je l’attache à mon fil et l’envoie au loin, là où les autres dérivent et se font des fois engloutir précipitamment par les truites.

Salmo trutta fario
Je lance plusieurs fois et me déplace sur la berge pour que mon voilier navigue comme les autres qui ne sont pas attachés à un fil. Ils sont libre eux, il y en a même qui s’envolent!

Les gorges
Soudain, mon voilier disparait dans une gerbe d’eau. Il a été englouti. Je ferre. Dans mon bras, je ressens les soubresauts d’un corps élancé…

Angelo

Une habitante des gorges


mercredi 27 mars 2013

L’ours de Kodiak

Une bonne trouvaille sur Youtube! Voici une vidéo promotionnelle de L’Ayakulik river lodge qui fait entre autre l’éloge du plus grand ours brun du monde, l’incroyable ours de Kodiak (Ursus arctos middendorffi). Pour plus d’informations au sujet de cet animal sublime et qui peut atteindre le poids respectable de 680Kg, voici un lien (en anglais) qui vous permettra de mieux le connaitre: http://en.wikipedia.org/wiki/Kodiak_bear

La rivière Ayakulik est un cours d’eau situé à l’extrémité ouest de l’île de Kodiak en Alaska. Cette île est communément appelée par les Alaskans l’île d’émeraude. C’est la plus grande île d’un archipel qui est constitué de plus de 57 volcans et fait partie de la ceinture de feu du Pacifique. Toutes ces îles se situent sur une dorsale qui s’étend du sud-ouest de l’Alaska jusqu’au large du Kamtchatka. Un peu plus au nord, se trouve la rivière Karluk dont j’aurai à nouveau la chance de m’y rendre pour la 4ème fois ce mois de septembre 2013 pour y pêcher les saumons Silver (Onchorhynchus kisutch) et y observer les ours, les pygargues à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus), ainsi qu’une ribambelle d’oiseaux d’eau. La vidéo est tournée durant l’été 2010 et se focalise surtout sur une femelle ayant 4 petits ce qui est, d’après les biologistes, exceptionnel. De plus, fait extrêmement rare, elle en adopte un 5ème! Durant ce reportage, on a l’occasion de se rendre compte de l’abondance de la faune aquatique. On a notamment tout le loisir de se faire une idée de l’importance de la remontée des saumons Pink (Onchorhynchus gorbuscha) qui a lieu courant août et qui est une source de nourriture essentielle dans le régime alimentaire des ours.

Angelo


vendredi 22 mars 2013

Small Stream - Big Trout

Ah, les belles parties de pêche du printemps! Voici une vidéo sympa qui me fait beaucoup penser à la rivière à deux pas de chez moi... Il ne reste plus qu'à attendre que la neige fonde, l'eau se réchauffe et que la végétation se remette de ce rude hiver.

Angelo

http://www.youtube.com/watch?v=DaN2Y2-wNSs

dimanche 24 février 2013

Yellowstone National Park: pêche au pays des merveilles


L'entrée nord du parc à côté de Gardiner, Montana
Quand en juillet 2009, je visitais pour la première fois le parc national du Yellowstone avec ma tendre moitié, je ne pouvais pas deviner que cet endroit unique au monde deviendrait un jour une de mes destinations de pêche favorite.

Mammoth Hot Spring Terraces
Durant cette première visite, j’eu l’opportunité de rester une dizaine de jours dans le parc à découvrir les geysers, sources d’eau chaudes, fumerolles ainsi que des sites merveilleux façonnés durant des siècles par la géothermie omniprésente. Car, c’est un fait incroyable, le parc repose sur la caldeira d’un méga volcan qui un jour, malheureusement se réveillera ! Cette première visite fût pour nous deux une véritable découverte et nous firent quantités de randonnées nous permettant de découvrir une nature impressionnante de beauté peuplée de nombreux animaux sauvages : bisons, cerfs, loups, coyotes, aigles, ours noirs, grizzlis. Je ne saurais les énumérer tous.

Une Rainbow de la Yellowstone
Parmi toutes ces vallées et étendues sauvages, eh bien il y a une pléiade de cours d’eau qui, je ne le savais pas encore avant de me rendre là-bas, sont tous plus réputés les uns que les autres pour la pêche à la mouche. J’eu l’occasion de me rendre sur les berges de la Madison, Firehole, Gibbon, Lamar, Slough Creek, Gardiner, Soda Butte Creek et d’observer des panoramas riches en couleurs aux abords de l’impressionnant grand canyon de la rivière Yellowstone.
 
Paysage typique du parc

Des rivières toutes très différentes les unes des autres. Certaines au profil tantôt méandreux dans les prairies peuplées de bisons, et d’autres plus rapides dans les zones à la géographie plus accidentée et à forte déclivité. Mais ce qui me surprenait le plus, c’est quelles sont toutes dans un écrin d’une beauté originel à rendre stupéfait le plus exigeant d’entre nous. Le nombre de pêcheurs aux abords des tronçons de cours d’eau facile d’accès en étaient les justes témoins…

La Lamar
A notre retour, je fis la promesse de me rendre un jour à nouveau dans le parc pour y pêcher. J’eu la chance et le privilège de réaliser ce rêve en septembre 2012!

Le grand canyon de la Yellowstone
Il y a plusieurs espèces de salmonidés pouvant être pêché dans le parc. La truite native est la Cutthroat (Oncorhynchus Clarki) qui est présente dans tout le parc. Ensuite, il y a une toute petite population d’ombre arctique (Thymalus arcticus) présente dans le basin versant de la rivière Madison et dans la Firehole et Gibbon qui sont ses tributaires. Vient ensuite le Mountain Whitefish (Prosopium williamsoni) qui fait partie de la famille des corégones. 
Une source d'eau chaude à Midway Geyser Basin

Ces 3 espèces sont en catch and release uniquement. Viennent ensuite la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), la Brook trout (Salvelinus fontinalis) qui est un petit omble originaire de la côte est, la truite fario (Salmo trutta) que tout le monde connait bien ici.
Ces trois espèces ont été introduites durant le 19ème siècle. Enfin, vient la Cristivomer (Salvelinus namaycush) qui a été introduite illégalement dans le lac Yellowstone probablement durant les années 1980. Cette dernière introduction a des conséquences extrêmement graves car elle a eu pour effet de d’anéantir quasiment toute la population de Cutthroats dans le lac Yellowstone. Aujourd’hui, et ce malgré tous les efforts entrepris pour éradiquer les Cristivomer, les scientifiques disent que la population de Cutthroats est fonctionnellement éteinte et que cela a modifié le cycle de la chaîne alimentaire des animaux qui survivaient grâce à cette espèce.

L'incroyable Grand Prismatic à Midway Geyser Basin
Durant le printemps 2012, je pris contact avec Park’s Fly Shop situé à Gardiner qui est à côté de l’entrée nord du parc. Je fis connaissance avec Walter Wiese qui est le head guide de Richard Parks le propriétaire du shop. Grâce à lui je pu organiser l’hébergement ainsi que mon séjour de 10 jours dans le parc dont 5 guidés par son staff. Sur ces conseils, je me décidai à être guidé un jour sur deux car, tout d’abords, cela était moins cher et ensuite cela me laissait la possibilité d’aller faire de la randonnée ainsi que de la photographie.

Que dire de ce séjour? Sinon que ce fut une agréable surprise même si le mois de septembre n’est pas le meilleur en raison des températures basses au petit matin car le parc se situe à une altitude minimale de 1600-1700 mètres. Tout d’abord, j’eu l’occasion unique de pêcher à 2 reprises en drift boat sur la Yellowstone à l’extérieur du parc et ce jusqu’à Livingstone en compagnie de Walter. A n’en pas douter, une expérience inoubliable de découvrir une grande rivière encore sauvage et aussi la difficulté de pêcher sur une barque tout le temps en mouvement!

Un pêcheur avec un guide sur la Firehole. Au loin, une fumerole.
Un vrai chalenge sur une rivière tumultueuse. Si on attaque un beau pool, on n’a qu’une chance. Un ou deux faux lancers et il faut poser de suite. Si rien ne monte, il faut lancer ailleurs et toujours en aval car sinon, bonjour les noeuds! Ensuite, encore une fois la Yellowstone dans le black canyon au lieu dit Hellroaring (littéralement : les hurlements de l’enfer) avec Wilson.

Un troupeau de bison dans la vallée de la Lamar
Ce site était considéré autrefois comme un ‘’secret spot’’. Nul doute qu’il l’est encore car la marche pour si rendre est longue, pénible, voir ardue par le manque de sentier visible. Même Wilson avait de la peine à trouver son chemin! Mais à la fin, cela valut le coup. Sûr que deux ou trois truites doivent encore se rappeler de notre passage! J’eu l’occasion de pêcher en une journée environ 20-25 superbes Cutthroats sur la mythique Slough Creek avec Ben au niveau de la deuxième prairie (second meadow). Mais où étaient les petites truites? La folie, elles étaient toutes calibrées entre 25 et 45 centimètres!

Sur la piste qui mène à la Slough Creek

La rivière était si claire et les truites si abondantes qu’on se serait cru au bord d’une pisciculture. Il fallait se pincer pour y croire surtout quand les Cutthroat montaient gentiment depuis le fond pour prendre la mouche. On aurait dit des séquences au ralentit : attention à ne pas ferrer trop tôt! Là aussi, quatre heures de marches aller-retour dans un décor à couper le souffle en compagnie des bisons. Et enfin, j’eu le privilège d’être guidé sur la Soda Butte Creek par Richard Parks lui-même. Là-bas, j’eu la chance de prendre en sèche une énorme Cutthroat de 50-55 centimètres! Les jours sans guide, je me rendis à deux reprises sur la Lamar avec le casse-croûte dans le sac à dos et la canne à mouche dans la main.

Les Cutthroat sont des poissons magnifiques

Solitude et contemplation. Voilà les deux mots qui définissent le mieux ces deux belles journées ensoleillées et agrémentées des plus beaux poissons du monde qui me firent l’honneur de monter sur mes mouches.

Une belle Cutthroat de la Slough Creek
A propos de mouches, tous les poissons pris durant ce séjour le furent en sèche sur des imitations de fourmis, petites olives (BWO), sauterelles et Green Drake qui est un peu l’équivalent à nos March Brown mais avec une coloration gris-vert. A niveau matériel, une canne de 9’ soie de 5 fit amplement l’affaire!

Un bison solitaire dans la première prairie de la Slough Creek
Voilà, que dire de plus? Ah oui, je sais. Les guides me glissèrent dans l’oreille que la meilleure période pour pêcher le parc se situe généralement sur les deux dernières semaines du mois de juillet. Peut-être mon prochain séjour en 2014? Tient, il y a comme des idées dans l’air…

Angelo


Pour les intéressés sur internet :
http://www.parksflyshop.com/index.html
http://www.nps.gov/yell/index.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_de_Yellowstone

Quelques livres à mon avis essentiels pour visiter et mieux connaître le parc :
- Fishing Yellowstone National Park, An Angler’s Complete Guide to More than 100 Streams, Rivers, and Lakes, Richard Parks
- Fly Fishing Yellowstone National Park, An Insider’s Guide to 50 Best Places, Nate Schweber
- Yellowstone Trails, A Hiking Guide, Mark C. Marschall and Joy Sellers Marschall

 
Riverside Geyser au bord de la Firehole

lundi 22 octobre 2012

Sur le territoire de la Flèche

Petite escapade photographique dans la belle zone alluviale de la Neirigue. Il fait beau et étonnamment doux durant ce bel après-midi automnal. La végétation flamboyante ainsi que les odeurs entremêlées de feuilles mortes, d’herbes et de terre humide emplissent l’atmosphère de parfums qui se lient à une étrange sensation de transition inéluctable. Celle qui, avec le froid, le gèle et la neige aura raison de toutes ces subtilitées fragiles qu’offre la nature durant les beaux jours.



La rivière est à peine visible en passant à travers champs. En me rapprochant, le bruissement de l’eau qui s’écoule se fait de plus en plus présent et empli l’espace d’un doux champ mélodieux qui s’amplifie au passage d’une zone plus abrupte ou qui décroit dans un bras lent.

Le fond est parfaitement propre et les plantes couchées sur les berges témoignent de la violence de la dernière crue. Je prends des photos par-ci et par-là. J’ai passé mes waders ce qui me permet de progresser dans le lit de la rivière et de poser mon trépied au milieu de l’eau. En marchant, je fais fuir une myriade de poissons constituée en majorité de vairons et chevaines.

De temps à autres, des formes allongées à peines visibles partent comme des fusées… Des truites surement ! Dans les remous profonds, les poissons jouent à cache-cache avec les ondes de lumières qui ondulent dans l’eau claire. C’est un spectacle magnifique, je crois rêver les yeux ouverts.

L’après-midi est déjà bien avancé et les rayons de soleil se font plus horizontaux. Les ombres se rallongent. Je suis accroupi dans le lit de la rivière et concentré sur mon sujet quand j’entends soudain un chant strident quelque peu familier et qui s’approche rapidement. ‘’Où est-il ? Cet avion furtif !’’ Me dis-je. ‘’Ah, il est là !’’

Et il me passe par-dessus à pleine vitesse. Un martin-pêcheur ou littéralement une flèche bleue et rousse aux reflets métalliques chantant à tue-tête fend l’air et rompt le calme ambiant. Il vol a travers les branches et enchaîne quasi simultanément des passages en rasant l’eau puis disparait au loin. Quel panache !


La luminosité décroit et le soleil laisse place à la pénombre. Les couleurs ont perdus de leurs éclats et les photos ne sont plus bonnes. L’air fraichit et il est grand temps de quitter ce lieu unique et encore bien préservé. Je passe à travers champs. Au loin, on distingue à peine le bruissement de l’eau…

Angelo


 


lundi 28 mai 2012

Le Rio du Motélon

Joli torrent de montagne au cours rapide avec des successions de cascades et de gouffres où les truites abondent. Lors de ma balade photo matinale, a lieu une belle éclosion de plécoptères.


L’eau est très claire, l’aspect brut des rochers et la verdure environnante toute fraîche donnent une impression de pureté.


Très belle immersion dans un univers magique où la force qui émane des pierres et le bruit hypnotique de l’eau pétillante ne cessent de me faire penser à ce qu’avait écrit Norman Maclean dans son très beau livre, La Rivière Du Sixième Jour.


Je cite: "A la fin, toutes choses viennent se fondre en une seule, et au milieu coule une rivière. La rivière a creusé son lit au moment du grand déluge, elle recouvre les rochers d’un élan surgi de l’origine du temps.


Sur certains des rochers, il y a la trace laissée par les gouttes d’une pluie immémoriale. Sous les rochers, il y a les paroles, parfois les paroles sont l’émanation des rochers eux-mêmes. Je suis hanté par les eaux."


lundi 14 mai 2012

Le beau mois de mai

Cette fois ça y est! Le printemps est bel et bien de retour. Dans les champs, une myriade de fleurs célèbre le retour de la belle saison et au bord de la rivière, les rhubarbes sauvages couvrent littéralement  toutes les berges.

Une zone alluviale encore préservée
Sur l’eau, de belles éphémères olives défilent au gré des courants et les truites en pleine activité en profitent pour se gaver.

Angelo

Une belle fario sauvage

mardi 8 mai 2012

La Saumonite aigue ou l’appel des grands espaces 1

Tout commence durant l’hiver 2003-2004. Je surfe sur le web à la recherche d’une destination pour les vacances du futur été que je ne veux absolument pas passer à ne rien faire. Je me dis : « Cette année, c’est sûr, je partirai quelque part et pourquoi pas en Alaska pour aller pêcher ? »

Mon premier saumon péché en Alaska: un King de 1m17!
Je continue mes recherches et tombe sur le site d’Alaskaevasion (www.alaskaevasion.com). C’est intéressant, voici un couple de guides Franco-américains habitants en Alaska depuis plus de vingt ans qui a l’habitude d’organiser des ‘’float trip’’ ainsi que des camps fixes sur pleins de rivières : Deshka, Peters Creek, Karluk, Stuyahok, Noatak, Kobuk, etc… La rivière Stuyahok, en juillet m’intéresse, on peut y pêcher des saumons King, Sockeye et Chum. En plus, il y a des truites arc-en-ciel, des ombres arctiques et des Dolly Varden.

Un exemple de rivière et de grand espace que j'affectionne tout particulièrement:
la rivière Stuyahok située dans le sud ouest de l'Alaska.
Je ne connaissais encore rien de tous ces poissons mais on le verra plus tard, suite à ce premier voyage, je développerai une véritable passion à découvrir ces nouvelles espèces quasi inconnues sous nos latitudes. J’envoie donc un e-mail et c’est une dénommée Catherine Thompson qui me répond et me dit qu’il y a encore des places de libres pour cette descente sur la Stuyahok et que c’est une rivière très belle d’après les dires des différents guides qui connaissent ce cours d’eau. C’est la première fois qu’ils vont sur cette rivière et la descente durera 12 jours et se fera en raft de la source du cours d’eau jusqu’à son embouchure dans la rivière Mulchatna, soit environ 85Km à parcourir. Les nuités se feront sous tentes et en camps itinérants. Voilà pour les grandes lignes. Mon sang ne fit qu’un tour et je m’inscrivais aussitôt. C’était fantastique, pour la première fois de ma vie, je partais à l’aventure en Alaska!!! A suivre…

Angelo



dimanche 22 avril 2012

La Sarine entre Montbovon et La Tine

C’est finalement entre deux éclaircies que je me décide d’aller faire un tour sur ce tronçon de la Sarine dans l’espoir de prendre ma première truite à la mouche. Aujourd’hui, je vais également tester le nouveau moulinet mouche que j’ai commandé durant cet hiver. Il s’agit du nouveau Lamson Litespeed 1 (http://waterworks-lamson.com) . Je l’ai équipé de 50 mètres de backing de 20Lbs ainsi que d’une soie WF3 Rio Trout LT (http://www.rioproducts.com) qui s’ajuste à merveille avec ma Sage TXL de 7 pieds pour soie de 3. La queue de rat est une formule que j’ai trouvé sur le net et qui s’adapte assez bien aux petits cours d’eau rapides. Voici sa formule : 0,8m - 40/100 + 0,6m – 35/100 + 0,40 – 30/100 + 0,3m – 25/100 + 0,30 – 20/100. La queue de rat est attachée à la soie par un nœud d’aiguille et se termine par une boucle qui me permet de relier la pointe de 14/100 par exemple, boucle dans boucle.

Un joli pool  
Arrivé sur place, je monte la canne avec le moulinet et me dirige vers la rivière. Il y a déjà pas mal d’éphémères Olives sur l’eau mais pas un gobage ne se fait voir. D’ailleurs, cet après-midi sera dédié au test du nouveau matériel : ce moulinet se fait oublier, il est très doux et son cliquet agréable à entendre. Le tout est bien équilibré sur la canne et donne une impression de légèreté. Il n’y a toujours pas de gobage et je tente ma chance en nymphe au fil mais rien n'y fait. Je prends quelques photos et observe la nature : un renard au milieu d’un champ est en train de chasser des mulots ou peut-être des taupes.

Un courant rapide
Il est parfaitement immobile et observe fixement je ne sais quoi. D’un coup, son corps se tend, saute sur lui-même et plonge la tête la première dans la terre mais voilà, il repart la gueule vide. La prochaine fois peut-être… La nature est faite de patience. On se regarde un instant et puis il s’en va dans la forêt protectrice. Les truites sont encore cachées dans les profondeurs de la rivière et ma mouche regagne à nouveau sa place parmi ses homologues bien alignées dans ma boîte et cela, sans avoir attiré ne serait-ce qu’un instant, l’attention de dame Fario.

Angelo

Un bras mort

vendredi 6 avril 2012

Virée pêche à la Petite-Sarine

Descente à Corpataux. La Petite-Sarine est très claire comme d’habitude en début de saison. Les truites ne sont pas en activité malgré une belle éclosion de grandes éphémères olives. Je me balade au bord de l’eau et observe les berges. Je ne vois pas de grosses mémères mais aperçois uniquement une petite truite en train de se nourrir de trichoptères en bordure.

Petite-Sarine
Dans les zones tranquilles, j’ai tout le temps d’observer les alevins de truites fraichement émergés. Un signe que dans cette rivière, le frai naturel fonctionne bien. Je marche jusqu’à Illens en scrutant le fond de la rivière avec mes polarisantes. Rien, pas la moindre truite à l’horizon ! La température de l’eau est encore très basse et les truites, à l’évidence, encore léthargiques en ce mois d’avril.

Angelo

dimanche 18 mars 2012

Le héron agile de la Petite-Sarine

Observé aux jumelles un héron au lieu dit la Tuffière. Celui-ci se tient sur une patte, parfaitement immobile.
Je l’observe à environ 150 mètres depuis une dizaine de minutes. Soudain, il bouge un peu comme s’il m’avait vu et pose sa seconde patte comme s’il voulait s’envoler. Voilà, encore un héron qui m’a vu de loin me dis-je ! Mais, à ma grande surprise, il se laisse carrément tomber de tout son corps et plonge la tête la première dans l’eau en écartant ses ailes… Un vrai saut de l’ange.
Il se relève et s’envole aussitôt avec dans son bec, un petit poisson argenté! Je le suis avec les jumelles, il se pose à une cinquantaine de mètre plus loin et avale le poisson d’un seul coup. Vraiment surprenant, du jamais vu!

Angelo